Gagner de l’argent avec Google : Vous connaissez cette sensation ? Le 20 du mois, vous consultez votre compte en banque et vous faites mentalement le calcul de ce qu’il reste à payer. Loyer, courses, factures… et ce petit extra qui ferait tellement de bien mais qu’il faut encore reporter.
Moi, c’est Mohamed. En 2009, j’étais exactement dans cette situation. Salarié correct, vie stable, mais toujours ce sentiment de courir derrière mes finances. Puis j’ai découvert qu’avec Google, je pouvais créer quelque chose à côté. Pas un eldorado. Juste de quoi respirer un peu mieux.
Quinze ans plus tard, j’ai testé à peu près tout ce qui existe pour monétiser son temps et ses compétences via les outils Google. Certaines pistes m’ont rapporté gros. D’autres m’ont juste fait perdre du temps. Je vais vous raconter ce qui marche vraiment, sans filtre.

AdSense : mon premier euro gagné en ligne
Mon aventure a commencé par hasard. Un collègue m’avait parlé de son blog qui lui rapportait « quelques euros ». Sceptique mais curieux, j’ai créé un site sur un sujet que je connaissais bien : la cuisine marocaine de ma grand-mère.
Les trois premiers mois ? 12 euros au total. Franchement, j’étais déçu. Mais quelque chose me poussait à continuer. J’ai publié une recette par semaine, répondu aux commentaires, amélioré mes photos prises avec mon vieux reflex.
Le déclic est venu au sixième mois. Mon article sur les msemen (crêpes marocaines) s’est retrouvé en première page Google. Du jour au lendemain, les visites ont explosé. Et avec elles, les revenus AdSense. Ce mois-là, j’ai touché 287 euros.
Aujourd’hui, ce blog tourne quasiment tout seul et me rapporte entre 600 et 900 euros mensuels. Tout ça parce que j’ai partagé les recettes de ma grand-mère sur Internet.
La leçon que j’en tire ? AdSense fonctionne vraiment, mais il faut accepter une vérité : les six premiers mois sont ingrats. Vous travaillez pour presque rien. Puis, si vous tenez bon, Google commence à reconnaître la valeur de votre contenu. Les revenus démarrent doucement, puis accélèrent.
Ne vous lancez pas dans une niche ultra-concurrentielle comme « gagner de l’argent en ligne » ou « perdre du poids ». Cherchez plutôt un angle personnel, une expertise que vous avez naturellement. Votre passion pour l’aquariophilie, vos astuces de parents d’ados, vos techniques de jardinage en appartement… Ces sujets ont un public, même s’il est plus restreint.
YouTube : quand montrer son visage change tout
J’ai mis trois ans avant d’oser me lancer sur YouTube. La caméra me terrifiait. Puis j’ai réalisé que les gens n’attendaient pas un professionnel de la télé, juste quelqu’un d’authentique.
Ma première vidéo était catastrophique. Mal cadrée, son pourri, je bafouillais toutes les deux phrases. Elle a quand même fait 47 vues (dont 12 de ma femme qui vérifiait que je n’avais pas dit de bêtises). Mais j’ai continué.
Le tournant est arrivé avec une vidéo où je montrais comment créer une campagne Google Ads en 15 minutes. Rien de révolutionnaire, juste un partage d’écran et mes explications. Cette vidéo a dépassé les 50 000 vues. Les abonnés ont commencé à arriver.
Aujourd’hui, ma chaîne YouTube me rapporte plus que mon ancien salaire. Mais j’ai mis quatre ans à atteindre ce niveau. Les 1000 abonnés et 4000 heures de visionnage nécessaires pour la monétisation ? Je les ai eus au bout de 14 mois de publications hebdomadaires.
Ce que personne ne vous dit sur YouTube, c’est que la régularité compte plus que la qualité technique. Un tournage au smartphone avec un bon contenu battra toujours une production léchée mais vide. Les gens cherchent de la valeur, pas du cinéma.
Et contrairement aux idées reçues, vous n’avez pas besoin de millions de vues. Avec 15 000 à 20 000 vues mensuelles bien ciblées, vous pouvez générer 400 à 700 euros. C’est déjà un sacré complément pour arrondir les fins de mois.
Les certifications Google : ma meilleure décision
En 2011, j’ai passé ma première certification Google Ads. Gratuitement, depuis mon canapé, en trois semaines d’apprentissage le soir. Honnêtement, je ne pensais pas que ce bout de papier virtuel changerait ma vie.
Deux mois après, un restaurateur du quartier cherchait quelqu’un pour gérer sa pub sur Google. Je lui ai montré ma certification. Il m’a donné sa chance pour 400 euros par mois. Puis un autre client est venu. Puis un autre.
Trois ans plus tard, j’avais quinze clients et facturais entre 8 000 et 12 000 euros mensuels. Juste en gérant leurs campagnes publicitaires. Pas besoin de diplôme ronflant, juste cette certification et de vrais résultats pour mes clients.
Le marché est immense. Des centaines de milliers de petites entreprises jettent littéralement leur argent par les fenêtres sur Google Ads parce qu’elles ne savent pas s’y prendre. Vous arrivez, vous optimisez leurs campagnes, vous leur faites économer de l’argent tout en améliorant leurs résultats. Ils sont ravis de vous payer.
Google Analytics, même combat. Les entreprises nagent dans les données mais ne savent pas les interpréter. Apprenez à lire ces chiffres, à en tirer des recommandations concrètes, et vous devenez indispensable.
Ces certifications demandent du travail, certes. Comptez 30 à 40 heures de formation pour chacune. Mais c’est gratuit, disponible en français, et ça peut multiplier vos revenus par cinq en quelques mois.
Google My Business : la pépite que personne ne regarde
Vous cherchez un dentiste ? Un plombier ? Un restaurant italien ? Vous tapez sur Google et vous regardez les résultats locaux qui s’affichent avec la carte. Voilà Google My Business.
La plupart des commerçants et artisans ont une fiche mal renseignée, des photos floues, zéro réponse aux avis clients. C’est du gâchis pur. Et c’est votre opportunité.
J’ai commencé par aider gratuitement trois commerçants de ma rue. Photos professionnelles, description optimisée, gestion des avis, publications régulières. En trois mois, leurs appels et visites avaient doublé. Ils en ont parlé autour d’eux.
Rapidement, j’ai structuré une offre simple : 250 euros pour l’optimisation complète de la fiche, puis 80 euros mensuels pour la gestion continue. Rien de sorcier. Je passe une heure par mois et par client. Avec vingt clients, ça fait 1 600 euros mensuels récurrents.
Le secret ? Cibler les professions de proximité : coiffeurs, garages, restaurants, artisans du bâtiment, cabinets médicaux. Ces gens vivent de leur visibilité locale. Améliorer leur fiche Google My Business change concrètement leur chiffre d’affaires. Ils le voient, ils restent fidèles.
Pas besoin d’être un génie du marketing. Juste comprendre les basiques du référencement local, prendre de belles photos, rédiger correctement, répondre poliment aux avis. Des compétences accessibles en une semaine de formation.
Google Opinion Rewards : soyons honnêtes
Cette application ne changera pas votre vie. Je la mentionne par transparence, pas par enthousiasme. Vous répondez à des sondages, vous gagnez quelques centimes par-ci par-là.
En deux ans d’utilisation régulière, j’ai accumulé environ 65 euros de crédit Google Play. De quoi acheter quelques applications ou louer des films, certes. Mais si vous cherchez à vraiment améliorer votre budget mensuel, passez votre temps ailleurs.
Ceci dit, si vous êtes souvent dans les transports ou en salle d’attente, autant transformer ces moments perdus en micro-gains. Cinq minutes par semaine, sans effort mental. C’est toujours mieux que de scroller machinalement sur les réseaux sociaux.
L’affiliation via Google Shopping : discrète mais efficace
Moins connue que le programme Amazon, l’affiliation Google Shopping mérite pourtant le détour. Le principe reste classique : vous recommandez des produits, vous touchez une commission sur les ventes générées.
L’avantage de Google Shopping ? Un catalogue colossal qui agrège des milliers de marchands. Vous trouvez des produits pour absolument toutes les niches imaginables. Et les commissions oscillent généralement entre 5% et 15% selon les catégories.
Sur mon blog dédié au matériel de trail running, j’ai intégré des liens d’affiliation Google Shopping dans mes guides d’achat. Rien d’agressif, juste des recommandations sincères de produits que j’utilise vraiment. Ce site me génère entre 300 et 600 euros mensuels selon les saisons.
La règle d’or de l’affiliation ? Ne jamais recommander de la merde juste pour toucher une commission. Votre crédibilité vaut infiniment plus que quelques euros à court terme. Les lecteurs sentent immédiatement quand vous essayez de leur vendre n’importe quoi.
Créez du contenu utile, des comparatifs honnêtes, des retours d’expérience authentiques. Les ventes viennent naturellement quand les gens vous font confiance.
Vos questions, mes réponses sans langue de bois
Est-ce que ça marche encore en 2026 ou c’est mort ?
Franchement, ça marche même mieux qu’avant. Google affine constamment ses outils de monétisation. YouTube explose, les recherches locales décuplent, la pub en ligne croît chaque année. Par contre, la concurrence a augmenté aussi. Vous ne pouvez plus publier n’importe quoi et espérer des résultats. Il faut être meilleur, plus régulier, plus authentique.
Combien de temps par semaine faut-il vraiment y consacrer ?
Pour démarrer sérieusement, comptez au minimum 10 heures hebdomadaires. Un article de blog demande 3-4 heures. Une vidéo YouTube entre 2 et 5 heures selon la complexité. La gestion de fiches Google My Business prend une heure par client et par mois. Vous ne construirez rien de solide en y consacrant une heure le dimanche soir. Désolé d’être direct, mais c’est la vérité.
J’ai 50 ans et je ne connais rien au web, c’est trop tard ?
Arrêtez avec cette excuse. J’accompagne une dame de 58 ans qui a lancé sa chaîne YouTube sur le tricot il y a deux ans. Elle gagne maintenant plus de 1 200 euros mensuels. Elle a appris étape par étape, vidéo après vidéo. L’âge n’a strictement aucune importance. Ce qui compte, c’est votre envie d’apprendre et votre régularité.
Peut-on vraiment vivre uniquement de ces revenus Google ?
Oui, mais pas en trois mois. J’ai mis quatre ans avant de quitter mon salariat. Aujourd’hui, je vis confortablement de mes activités Google (AdSense, YouTube, consulting Google Ads). Mais j’ai démarré à côté de mon job, j’ai construit progressivement, j’ai réinvesti mes premiers gains. Voyez ça comme un marathon, pas un sprint.
Faut-il investir de l’argent ou tout est gratuit ?
Techniquement, vous pouvez démarrer avec zéro euro. Blog gratuit, YouTube avec votre smartphone, certifications gratuites. Mais investir accélère franchement les résultats. Un hébergement correct (70 euros par an), un micro décent (50 euros), une formation payante (100-200 euros)… Ces petits investissements vous font gagner des mois. À vous de voir selon votre budget.
Comment savoir quelle méthode choisir en premier ?
Posez-vous la bonne question : qu’est-ce qui vous vient naturellement ? Vous aimez écrire ? Blog et AdSense. Vous êtes à l’aise à l’oral ? YouTube. Vous avez une expertise technique ? Certifications et consulting. Vous êtes bon en relationnel ? Gestion de fiches locales. Partez de vos forces existantes, pas de ce qui semble le plus rentable sur le papier.
Les revenus sont-ils stables ou ça fluctue énormément ?
Ça dépend de votre modèle. AdSense fluctue selon les saisons publicitaires. YouTube aussi. Le consulting client est le plus stable si vous gérez bien vos contrats. Personnellement, je combine plusieurs sources justement pour lisser ces variations. Certains mois, YouTube baisse mais AdSense monte. La diversification protège vos revenus.
Ce que je ferais si je devais recommencer demain
Imaginez que je perds tout demain. Plus de blog, plus de chaîne YouTube, plus de clients. Je repars de zéro avec juste mon ordinateur.
Voilà exactement ce que je ferais : je passerais la certification Google Ads en trois semaines. Puis je démarche rais quinze restaurants et commerces locaux avec une offre simple – « Je gère votre pub Google, vous ne payez que si vos résultats s’améliorent ». Trois accepteraient probablement.
En parallèle, je créerais une chaîne YouTube documentant mon processus. « Comment j’aide les petits commerces à attirer plus de clients via Google ». Une vidéo par semaine. Au bout de six mois, j’aurais une dizaine de clients payants et une audience YouTube naissante.
Pourquoi cette stratégie ? Parce qu’elle mixe revenus rapides (consulting) et construction long terme (YouTube). Vous mangez dès le premier mois tout en bâtissant un actif qui prendra de la valeur avec le temps.
Votre prochaine action compte plus que tout
On arrive au bout de cet article. Vous avez lu jusqu’ici, c’est déjà un premier pas. Mais lire ne change rien à votre situation bancaire. Seule l’action compte.
Dans une heure, vous aurez oublié la moitié de ce que vous venez de lire, dans une semaine, tout sera flou et dans un mois, vous retomberez sur cet article en vous disant « ah oui, je voulais essayer ».
Ou alors, vous décidez maintenant. Vous bloquez trois heures ce week-end, vous créez votre premier blog et vous filmez votre première vidéo. Vous vous inscrivez à la formation Google Ads.
Le choix est simple : soit vous testez et vous verrez bien, soit vous restez spectateur de votre propre vie financière.
Moi, je vous ai raconté mon histoire vraie. Les débuts pourris à 12 euros en trois mois. Les doutes. Les abandons évités de justesse. Et finalement, la liberté que procurent ces revenus complémentaires qui font vraiment la différence.
Votre histoire commence maintenant. Ou jamais.
Mohamed

