Par Adam — mars 2026
Il y a une dizaine d’années, un ami m’a envoyé un lien vers un forum où des gens racontaient gagner des milliers d’euros par mois grâce à Amazon. Ma première réaction ? J’ai fermé l’onglet. Trop beau, trop vague, trop « internet ».
Sauf que deux ans plus tard, j’ai commencé à croiser des clients qui faisaient exactement ça. Des gens normaux, avec des jobs normaux, qui avaient juste décidé de tester quelque chose. Et qui s’en sortaient plutôt bien.
Ça m’a obligé à revoir mon jugement.
Aujourd’hui, après avoir accompagné pas mal de monde sur ce sujet, voilà ce que j’ai vraiment observé — sans filtre et sans vous vendre du rêve.

L’affiliation : la méthode la plus accessible pour un premier complément de revenu
Commençons par celle qui demande le moins d’argent de départ, parce que c’est souvent la question numéro un.
Le programme Partenaires Amazon, c’est simple : vous avez un blog, une chaîne YouTube, un compte Instagram avec une communauté même modeste — vous recommandez des produits Amazon avec un lien personnalisé, et vous touchez une commission quand quelqu’un achète. Entre 1 et 10 % selon la catégorie. Pas de stock, pas de livraison, pas de service après-vente à gérer.
Théoriquement simple. Dans la pratique, c’est un peu plus subtil.
Ce que j’ai vu ne pas marcher : les gens qui balancent des liens Amazon partout sans contexte. Un lien placé à la fin d’un article bâclé, ou noyé dans une description YouTube sans rapport — ça ne convertit pas. Les gens ne cliquent pas parce qu’il y a un lien. Ils cliquent parce qu’ils vous font confiance et que vous leur avez rendu service.
Thomas, un de mes anciens clients, est moniteur de plongée. Il a ouvert un blog pour répondre aux questions que ses élèves lui posaient tout le temps sur le matériel. Rien de spectaculaire au départ — une centaine de visiteurs par mois. Deux ans plus tard, certains de ses articles apparaissent en première page Google, et il encaisse régulièrement entre 600 et 800 euros de commissions mensuelles. Il n’a jamais touché à de la publicité payante.
Ce qui a changé la donne pour lui ? Il testait vraiment le matériel dont il parlait, il donnait des avis tranchés et il disait quand un produit ne valait pas son prix. Ce genre de franchise, les lecteurs le repèrent — et ils reviennent.
Vendre sur la Marketplace : des revenus supplémentaires concrets, mais pas sans préparation
Là, on entre dans quelque chose de plus engageant. Vous n’êtes plus prescripteur — vous êtes vendeur.
Il y a deux façons d’aborder ça. La première, c’est ce qu’on appelle le retail arbitrage. Vous achetez des produits bradés — en grande surface, en ligne, dans les ventes de stock — et vous les revendez sur Amazon avec une marge. C’est souvent comme ça que les gens commencent, parce que ça ne nécessite pas de gros capital et que ça permet de comprendre le fonctionnement de la plateforme sans risquer grand-chose.
La deuxième, c’est le label privé. Vous sourcez un produit auprès d’un fabricant — souvent en Asie — vous le faites fabriquer sous votre propre marque, et vous le vendez sur Amazon. C’est un investissement plus sérieux au départ (comptez souvent 1 500 à 3 000 euros pour un premier stock), mais c’est aussi la voie qui permet de construire quelque chose qui vous appartient vraiment.
J’ai suivi le parcours d’une femme, Isabelle, ancienne responsable d’équipe dans la grande distribution. Après son départ, elle a passé trois mois à étudier les ventes Amazon dans la catégorie cuisine — un domaine qu’elle connaissait bien professionnellement. Elle a identifié un créneau sous-exploité sur les contenants de conservation, sourcé un fournisseur, et lancé sa boutique FBA. Dix mois plus tard, elle dégageait autour de 2 400 euros nets par mois.
Ce n’était pas de la chance. C’était trois mois d’analyse sérieuse avant de dépenser le premier euro.
Le programme FBA — où Amazon stocke et expédie à votre place — a un coût, mais il retire une vraie charge opérationnelle. Pour quelqu’un qui gère ça en parallèle d’un travail, c’est souvent indispensable.
Publier sur KDP : transformer ce qu’on sait en revenus passifs durables
Celle-là, je la mentionne souvent en dernier — et pourtant c’est peut-être ma préférée.
Kindle Direct Publishing permet à n’importe qui de publier un livre numérique ou imprimé sur Amazon, sans passer par un éditeur. Vous fixez votre prix, vous récupérez jusqu’à 70 % du montant sur les e-books. Un livre à 7,99 euros vous rapporte donc un peu moins de 6 euros par vente.
J’ai publié un guide sur la monétisation de contenus il y a quelques années. Je n’en fais plus aucune promotion active depuis longtemps. Il continue de me rapporter entre 150 et 280 euros par mois selon les périodes, sans que j’aie quoi que ce soit à faire. C’est ça que je voulais dire par revenus passifs — pas « ne rien faire du tout », mais créer quelque chose une fois qui travaille pour vous ensuite.
Les sujets qui fonctionnent bien ? Tout ce qui répond à une question précise que les gens se posent. La gestion du budget familial, les guides pratiques sur un métier ou une compétence, la santé au quotidien, la parentalité, l’apprentissage d’une langue… Si vous avez une expertise — même sur un sujet de niche que vous pensez trop spécifique — il y a probablement un public quelque part qui cherche exactement ça.
Ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de commencer
Aucune de ces trois méthodes ne produit quoi que ce soit rapidement si on ne s’y consacre pas sérieusement. C’est peut-être la phrase la moins sexy de cet article, mais c’est la plus vraie.
L’affiliation demande du contenu régulier et du temps de référencement. La vente sur Marketplace demande de la recherche, des tests, et parfois plusieurs essais avant de trouver le bon produit. KDP demande d’écrire, de structurer, de soigner la couverture et le titre — et ensuite de patienter.
Ce que j’observe chez les gens qui y arrivent, c’est rarement un talent particulier. C’est surtout qu’ils choisissent une méthode et s’y tiennent. Ils ajustent sans tout abandonner au premier obstacle. Ils traitent ça comme un projet sérieux, pas comme un billet de loterie.
Et aussi — chose importante — ils ne cherchent pas à tromper. Ni leurs lecteurs, ni Amazon. La plateforme pénalise vite les pratiques douteuses, et une réputation en ligne se construit lentement mais se casse en quelques jours.
Questions fréquentes
Peut-on gagner de l’argent avec Amazon sans avoir de stock ni de boutique ?
Oui, et c’est même l’option la plus courante pour débuter. L’affiliation et la publication KDP ne nécessitent aucun stock, aucune logistique et aucun service client à gérer. Vous créez du contenu ou un livre, vous le rendez visible, et vous touchez des commissions ou des royalties sur ce que les gens achètent via vous.
Combien faut-il investir pour commencer à vendre sur Amazon ?
Ça dépend vraiment de l’approche. Pour le retail arbitrage, quelques centaines d’euros de stock suffisent pour tester, pour du label privé, prévoyez entre 1 500 et 3 000 euros minimum pour un premier lot de qualité et pour l’affiliation ou KDP, l’investissement financier est proche de zéro — le vrai investissement, c’est votre temps.
En combien de temps peut-on espérer un premier revenu complémentaire avec Amazon ?
Si vous avez déjà une audience, les premières commissions d’affiliation peuvent tomber en quelques semaines. En partant de zéro, comptez plutôt trois à six mois pour construire un trafic régulier. Pour la vente de produits, deux à quatre mois de travail bien conduit permettent généralement d’avoir un premier flux stable. KDP varie beaucoup selon la niche et comment vous positionnez votre livre.
Faut-il créer une entreprise pour gagner de l’argent avec Amazon en France ?
Pas obligatoirement pour commencer à tester. Mais dès que vos revenus deviennent réguliers, il vaut mieux régulariser la situation. Le statut micro-entrepreneur est généralement le plus simple à mettre en place. Consultez l’URSSAF ou un comptable pour voir ce qui correspond à votre situation — chaque cas est un peu différent.
L’affiliation Amazon est-elle encore rentable avec les baisses de taux des dernières années ?
Les taux ont effectivement été revus à la baisse sur certaines catégories depuis 2020. Mais l’affiliation reste viable pour qui choisit ses niches avec soin et produit un contenu qui attire un trafic ciblé. Le taux de commission n’est qu’une partie de l’équation — ce qui compte surtout, c’est le volume de personnes qui vous lisent et la pertinence de ce que vous recommandez.
Peut-on faire tout ça en parallèle d’un emploi à temps plein ?
C’est même comme ça que la plupart des gens commencent. L’affiliation et KDP se gèrent très bien sur des soirées et des week-ends, surtout une fois la phase de création passée. La vente sur Marketplace demande un peu plus de suivi au départ, mais FBA enlève l’essentiel des contraintes opérationnelles. Beaucoup de vendeurs Amazon que je connais ont gardé leur emploi pendant un à deux ans avant de basculer à temps plein.
Quelle est l’erreur la plus fréquente chez ceux qui se lancent ?
Vouloir tester trois méthodes en même temps. On éparpille son énergie, rien n’atteint une masse critique, et on finit par tout abandonner en se disant que « ça ne marche pas ». La réalité, c’est que ça n’a pas eu le temps de marcher. Choisir une seule approche, s’y tenir trois à six mois avec régularité, mesurer ce qui se passe — c’est ça la bonne séquence.
Et maintenant, concrètement ?
Relisez les trois méthodes présentées dans cet article. Pas toutes en même temps — prenez celle qui vous correspond le mieux en ce moment, avec les ressources dont vous disposez (temps, argent, audience existante ou non).
Et posez-vous une seule question : qu’est-ce que je peux faire cette semaine pour avancer d’un pas dans cette direction ?
Pas un business plan complet. Pas une formation de 40 heures. Un premier pas. Concret. Cette semaine.
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