Heure de Manger Ramadan 2026 : Je me souviens encore de mon premier vrai Ramadan observé en famille, en France. Le réveil à 5h du matin, l’odeur du pain grillé dans une cuisine encore endormie, ma grand-mère qui murmurait ses prières tout en préparant les œufs. Et cette question récurrente, lancée à voix basse pour ne réveiller personne : « On a encore combien de temps avant Fajr ? »
Cette question, des millions de musulmans se la posent chaque année. Et en 2026, elle reviendra avec ses habituels défis — les horaires qui changent chaque jour, le froid de février qui rend le lever nocturne encore plus difficile, le budget qui se resserre entre les achats alimentaires et les repas partagés.
C’est pour répondre à tout ça — honnêtement et concrètement — que cet article a été écrit.

Ramadan 2026 : Les Dates à Retenir
Selon les calculs astronomiques, le Ramadan 2026 devrait commencer le 18 ou 19 février, sous réserve de l’observation du croissant lunaire. Il se terminera aux alentours du 19 ou 20 mars 2026, avec la fête de l’Aïd el-Fitr.
En France, cette période tombe en plein cœur de l’hiver finissant — les jours commencent tout juste à s’allonger. Ce détail compte : les heures de jeûne, bien que longues, resteront un peu plus courtes qu’un Ramadan estival. C’est une forme de grâce que beaucoup apprécient.
À Quelle Heure Peut-on Manger pendant le Ramadan 2026 ?
Les deux moments-clés sont le Suhoor (repas avant l’aube) et l’Iftar (rupture du jeûne au coucher du soleil).
En France métropolitaine, voici une estimation approximative pour Paris en début et en fin de Ramadan :
Début de Ramadan (vers le 19 février 2026) :
- Fajr (fin du Suhoor) : environ 6h10–6h20
- Maghrib (Iftar) : environ 18h20–18h30
Fin de Ramadan (vers le 19 mars 2026) :
- Fajr : environ 5h40–5h50
- Maghrib : environ 19h10–19h20
Ces horaires varient selon votre ville — Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg auront des écarts de plusieurs minutes. Il est indispensable de consulter un calendrier localisé, via une application comme Muslim Pro, Athan ou le site de la Grande Mosquée de Paris qui publie chaque année un calendrier officiel.
Le Suhoor : Ce Repas Qu’on a Trop Longtemps Négligé
Pendant des années, j’ai entendu des gens dire qu’ils « sautaient » le Suhoor parce qu’ils n’avaient pas faim à 5h du matin. Et honnêtement, je comprends. Se lever dans le noir pour manger, ça demande une vraie discipline.
Mais les personnes qui jeûnent depuis longtemps disent toutes la même chose : le Suhoor change tout. Pas un repas copieux — juste quelque chose de nourrissant et équilibré. Du pain complet, une poignée de fruits secs, un laitage, quelques dattes, beaucoup d’eau. Des aliments qui libèrent leur énergie lentement, sans pic glycémique brutal.
Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) encourageait lui-même à ne pas négliger ce repas, le qualifiant de bénédiction. Au-delà de la dimension spirituelle, c’est aussi une sagesse nutritionnelle que la médecine moderne confirme : un Suhoor riche en fibres et en protéines réduit significativement la sensation de faim dans la journée.
L’Iftar : Bien Plus Qu’un Simple Repas
L’Iftar, c’est un moment qui appartient à une autre temporalité. Quand l’appel à la prière du Maghrib retentit, quelque chose se détend dans la pièce — une tension douce qu’on ne perçoit vraiment qu’en la voyant se relâcher.
La tradition prophétique recommande de rompre le jeûne avec des dattes et de l’eau. C’est une habitude belle dans sa simplicité, et remarquablement bien pensée sur le plan physiologique : après des heures de jeûne, le corps a besoin de sucres naturels et d’hydratation avant tout.
Vient ensuite le repas. Et là, chaque famille a ses rituels. La harira fumante chez les familles marocaines, la chorba algérienne, la soupe de lentilles turque, le thiéboudienne sénégalais revisité en version familiale… Le Ramadan est aussi, et magnifiquement, une fête des cuisines du monde.
Un conseil que beaucoup donnent et que peu suivent vraiment : ne pas se jeter sur la nourriture dès l’Iftar. Manger lentement, commencer léger, puis se retrouver à table pour le repas principal après la prière. Le corps s’en porte bien mieux.
Ramadan et Budget : Une Réalité qu’on N’évoque Pas Assez
Parlons franchement. Le Ramadan a une dimension financière que les familles vivent concrètement chaque année. Les courses augmentent, les repas sont plus élaborés, parfois plus nombreux, et la générosité — si belle soit-elle — a un coût.
Quelques habitudes simples permettent d’arrondir les fins de mois sans sacrifier la qualité de ce mois sacré.
Planifier les menus à la semaine. Ce n’est pas glamour, mais c’est redoutablement efficace. Savoir à l’avance ce qu’on va cuisiner permet d’acheter exactement ce dont on a besoin, de faire les bonnes quantités, et d’éviter le gaspillage — un principe très ancré dans la spiritualité islamique, d’ailleurs.
Valoriser les légumineuses. Pois chiches, lentilles, fèves, haricots blancs : ce sont des aliments extraordinairement nutritifs, économiques, et parfaitement adaptés au Ramadan. Un grand pot de lentilles coûte moins de deux euros et peut nourrir une famille entière.
Cuisiner en grande quantité. La harira se conserve très bien. Les tajines aussi. Préparer de grandes portions le week-end allège considérablement la charge des soirs de semaine — et réduit le coût par repas de façon notable.
Quelques Pistes pour Gagner un Complément de Revenu pendant cette Période
Le Ramadan modifie les rythmes. Certains se lèvent plus tôt, certains dorment en début d’après-midi, certains ont des soirées plus libres après l’Iftar et les prières. Pour ceux qui cherchent à augmenter leurs revenus sans perturber leur pratique, voici quelques idées concrètes.
La cuisine, justement. Des dizaines de familles cherchent chaque année à commander des plats de l’Iftar préparés — harira, brik, cornes de gazelle, makroud. Si vous cuisinez bien, c’est une source de revenus supplémentaires qui s’organise facilement via les réseaux sociaux ou le bouche-à-oreille. Plusieurs mamans de mon entourage le font depuis des années, avec un succès constant.
Les services à la personne. Avec des journées parfois plus légères (les longues pauses du jeûne incitent à moins sortir), certaines heures peuvent être consacrées à des missions ponctuelles : cours particuliers, aide administrative, petits travaux.
Le travail en ligne. Rédaction, traduction, graphisme, modération — des plateformes comme Malt, Fiverr ou Upwork permettent de travailler à n’importe quelle heure, selon son propre rythme. C’est particulièrement adapté au rythme décalé du Ramadan.
La revente d’objets. Beaucoup profitent de ce mois pour faire du tri — une démarche qui s’inscrit d’ailleurs dans l’esprit de détachement matériel que le Ramadan encourage. Vinted, Leboncoin, Facebook Marketplace : transformer ce qu’on n’utilise plus en liquidités, c’est simple et immédiat.
Prendre Soin de Soi : Le Sommeil et l’Hydratation, Deux Priorités
On parle souvent de ce qu’on mange pendant le Ramadan. Moins souvent de comment on dort et comment on boit.
L’hydratation, pourtant, est centrale. Entre l’Iftar et le Suhoor, il faut boire régulièrement — pas d’un coup, mais progressivement. L’eau reste la meilleure option, les boissons sucrées étant vite contre-productives.
Pour le sommeil, une sieste courte en début d’après-midi fait des miracles. Vingt minutes suffisent à relancer l’énergie sans plomber le sommeil nocturne. Certains médecins recommandent même d’y aller sans culpabilité — c’est une pratique sunnah, et c’est bienfaisante.
FAQ — Les Questions Qu’on Pose Tous pendant le Ramadan
À quelle heure mange-t-on pendant le Ramadan 2026 en France ? En début de Ramadan (vers le 19 février), le Suhoor se termine autour de 6h15 et l’Iftar commence vers 18h25. Ces horaires évoluent quotidiennement. Consultez un calendrier islamique localisé selon votre ville pour avoir les horaires précis.
Comment bien choisir ses aliments au Suhoor pour tenir toute la journée ? Privilégiez les aliments à index glycémique bas : flocons d’avoine, pain complet, œufs, yaourt, fruits frais, dattes. Ils libèrent leur énergie progressivement et réduisent la sensation de faim. Évitez les sucreries et les produits industriels qui provoquent un coup de pompe rapide.
Comment gérer son budget alimentaire pendant le Ramadan sans se priver ? La planification des menus à la semaine reste la méthode la plus efficace pour arrondir les fins de mois. Les légumineuses, les légumes de saison et les grandes quantités cuisinées à l’avance permettent de réduire les dépenses significativement sans baisser la qualité des repas.
Est-ce qu’on peut gagner de l’argent grâce à la cuisine du Ramadan ? Oui, et c’est une opportunité souvent sous-estimée. Proposer des plats faits maison à votre entourage ou en ligne est une excellente façon de générer un complément de revenu pendant cette période. Il suffit d’un réseau social actif et de bons plats pour démarrer.
Quelles sources de revenus complémentaires s’adaptent bien au rythme du Ramadan ?
Les missions en ligne (rédaction, graphisme, traduction) sont idéales car elles s’organisent selon vos disponibilités. La revente d’objets sur des plateformes comme Vinted ou Leboncoin est aussi rapide et sans contrainte d’horaire — parfait pour améliorer son budget sans bouleverser sa pratique.
Le jeûne a-t-il un impact sur la concentration et la productivité au travail ? Cela dépend de chaque personne. Un bon Suhoor, une hydratation suffisante le soir, et une sieste courte l’après-midi permettent à beaucoup de maintenir une productivité normale. La fatigue des premiers jours est souvent la plus difficile — le corps s’adapte ensuite.
Y a-t-il des aides disponibles pour les familles en difficulté pendant le Ramadan ? Oui. Des associations comme le Secours Islamique France, la Fondation Hassan II pour les Marocains du Monde, ou de nombreuses associations locales proposent des colis alimentaires et des Iftars solidaires. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mosquée ou des structures sociales de votre quartier.
Pour Finir : Un Ramadan 2026 Apaisé, Organisé et Généreux
Le Ramadan n’est jamais tout à fait comme on l’avait prévu. Il y a toujours une fatigue qu’on n’attendait pas, un repas raté, une nuit trop courte. Et en même temps, il y a cette lumière particulière des soirées d’Iftar, cette chaleur des tables partagées, cette douceur qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans l’année.
Bien connaître ses horaires de repas, préparer ses Suhoor avec soin, anticiper son budget et peut-être même saisir quelques opportunités pour améliorer ses revenus : tout cela contribue à vivre ce mois avec plus de sérénité et moins de stress.
Ramadan Kareem à toutes celles et tous ceux qui s’y préparent. 🌙

